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Métiers scientifiques : pourquoi les jeunes femmes sont encore si peu nombreuses ?

Publié le 9 juillet 2026
Femme scientifique observant une boite de pétri

Les entreprises industrielles, technologiques et du numérique recherchent de nouveaux talents, mais les femmes restent encore largement minoritaires dans ces secteurs. Pourquoi ce déséquilibre persiste-t-il ? À travers une étude d'impact réalisée pour mesurer vingt ans d'actions sur le terrain, l'association Elles bougent apporte un éclairage sur les freins à l'orientation des jeunes femmes, mais aussi sur les solutions qui permettent de faire évoluer les choix de carrière.

Informations clés de l'article

Les métiers scientifiques recrutent dans des secteurs stratégiques comme l’industrie, le numérique, l’énergie ou l’ingénierie, mais les femmes y restent encore largement sous-représentées.

Les stéréotypes de genre continuent d’influencer les choix d’orientation dès le collège et le lycée, contribuant à une baisse progressive de la présence des jeunes femmes dans les filières scientifiques.

Depuis vingt ans, Elles bougent accompagne les collégiennes, lycéennes et étudiantes grâce à un réseau de plus de 15 000 marraines et 350 partenaires pour faire découvrir les carrières scientifiques et techniques.

Les métiers scientifiques recrutent, mais les femmes restent minoritaires

Industrie, énergie, numérique, aéronautique, cybersécurité ou encore ingénierie : les métiers scientifiques sont au cœur des grandes transformations économiques. Portés par la réindustrialisation, la transition énergétique et le développement des nouvelles technologies, ces secteurs devraient continuer à recruter massivement dans les prochaines années.

Les besoins sont importants. La feuille de route nationale présentée par le Gouvernement prévoit 600 000 recrutements dans l’industrie, tandis que les métiers du numérique pourraient générer plus de 230 000 emplois. Pourtant, les femmes restent encore largement sous-représentées dans ces filières.

Les chiffres illustrent ce paradoxe. Aujourd’hui, les femmes représentent seulement 24 % des ingénieurs, 19 % des experts du numérique et 15 % des techniciens. Une situation qui ne constitue pas uniquement un enjeu d’égalité professionnelle : elle pose également la question de la capacité des entreprises à répondre à leurs besoins de recrutement dans des secteurs stratégiques pour l’économie française.

Pour Isabelle Huet, directrice générale de l’association Elles bougent, cette sous-représentation ne s’explique pas par un manque de compétences, mais par des mécanismes qui interviennent bien avant l’entrée sur le marché du travail. Depuis près de vingt ans, l’association agit auprès des collégiennes, lycéennes et étudiantes afin de faire découvrir les carrières scientifiques, techniques et industrielles grâce à un réseau de plus de 15 000 marraines et 350 partenaires répartis sur l’ensemble du territoire...

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