Séquençage à haut débit des répertoires en anticorps chez le porc.

Ce projet de thèse est né d’une collaboration entre l’Anses et le Pirbright Institute (Angleterre). Cet échange a permis à Valentin HERBERT Doctorant en troisième année à l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du travail (Anses) de se déplacer un mois à Pirbright pour y apprendre les méthodes nécessaires à la réalisation de sa thèse.

180’s pour présenter son projet de thèse

Lors d’une infection, l’organisme met en place une multitude de mécanismes afin d’éliminer le pathogène. L’un des moyens utilisés par le système immunitaire est le développement d’anticorps, exclusifs et spécifiques au pathogène. Pour répondre à l’immense diversité de pathogènes qu’il est susceptible de rencontrer, le système immunitaire doit être capable de déployer une diversité d’anticorps suffisante pour éliminer, théoriquement, n’importe quel pathogène. Le répertoire en anticorps d’un individu représente l’ensemble des anticorps générés en réponse aux multiples stimuli reçus par le système immunitaire ; il est le reflet du vécu infectieux d’un individu. La caractérisation du répertoire en anticorps devrait permettre de développer de nouvelles méthodes de diagnostic et de nouvelles cibles vaccinales. Ce projet de thèse se concentre sur le modèle porcin, qui présente des différences génétiques majeures sur les gènes codant les anticorps. Nous avons développé une méthodologie permettant de séquencer les répertoires en anticorps du porc, puis de les analyser par bio-informatique, grâce à l’outil IgMAT (Immunoglobulin Multi-species Annotation Tool) développé par le Pirbright Institute. Cette analyse nous a menés, au cours d’un essai vaccinal, à identifier des populations d’anticorps candidates qui devraient être dirigées contre le virus de la maladie d’Aujeszky.

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