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Dans les universités, un sentiment d’épuisement s’installe après une rentrée de janvier confuse

Publié le 20 janvier 2021
Rentrée universitaire 2021
Les incidents se sont multipliés lors des partiels et la mise en place de groupes d’étudiants « prioritaires » se fait attendre. Les jeunes vivent de plus en plus mal un enseignement qui n’a pas été conçu pour être dispensé en ligne et un appel à la grève a été lancé pour le 26 janvier.
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[Article Le Monde] - C’est la rentrée de la confusion pour les quelque 1,7 million d’étudiants dans les universités. Flou sur les dates de reprise des cours en présentiel, sessions de partiels perturbées voire annulées… De nombreux dysfonctionnements ont émaillé la semaine alors qu’une dizaine d’organisations syndicales de l’enseignement supérieur a lancé, vendredi 8 janvier, un appel à la grève pour le 26 janvier, notamment pour demander la réouverture des facultés.

Les établissements n’ont pas eu matériellement le temps et les moyens d’appliquer des consignes reçues au premier jour des vacances de Noël, le 19 décembre 2020. Des mesures prévoyant notamment l’instauration en présentiel de groupes de dix étudiants « en fragilité », une reprise des travaux dirigés (TD) en demi-jauge pour les premières années dès le 20 janvier, et un renforcement massif du tutorat avec la création de 20 000 emplois étudiants supplémentaires pour des missions de quatre mois.

Des universitaires, notamment parmi les juristes, s’inquiètent de ce que ces dispositifs n’aient pas encore fait l’objet d’un texte réglementaire, ce qui expliquerait le peu d’allant des universités à les mettre en pratique.

Sans modification d’un décret pris le 29 octobre pour cadrer notamment les conditions de l’enseignement à distance lors du reconfinement, la reprise en présentiel dans les amphis, prévue initialement en février, ne présente aucun caractère légal, souligne Clément Chauvet, responsable du département de droit de l’université d’Angers. « On se retrouve pris en tenaille entre la ministre qui nous dit de faire quelque chose d’actuellement illégal et ces mêmes annonces qui suscitent l’espoir de nos étudiants, explique-t-il. Que doit-on dire aux étudiants qui pensent que l’on peut, actuellement, les accueillir ? »

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